Les plaignants cherchent maintenant à obtenir plus de 3 milliards de dollars canadiens (2,2 mds d'euros) en dommages et intérêts de Takata et des constructeurs Chrysler, Honda, Nissan et Toyota pour la perte de valeur de leur véhicule à la suite de rappels, a indiqué le cabinet Sutts Strosberg LLP.
L'action en justice initiale estimait à 1,8 million le nombre de véhicules ayant été rappelés au Canada par les fabricants. Ce chiffre va vraisemblablement augmenter après l'annonce cette semaine d'un doublement du nombre de véhicules rappelés aux Etats-Unis, à environ 34 millions.
Une fois que les chiffres pour le Canada auront été mis à jour, Sutts Strosberg va officiellement amender son recours collectif en tenant compte de l'augmentation du nombre de voitures rappelées, a indiqué un porte-parole à l'AFP.
Produits dans les années 2000, les airbags défectueux peuvent exploser, même en cas de collision mineure, et projeter des fragments de métal et de plastique sur les passagers, selon les autorités américaines. L'agent gonfleur utilisé --du nitrate d'ammonium-- est notamment susceptible de se détériorer en cas d'exposition à une humidité excessive.
L'un des plaignants, John McIntosh, qui est représenté par Sutts Strosberg, a expliqué lors d'une conférence de presse télévisée qu'il ne conduit presque plus sa Toyota Corolla 2003 de crainte que le coussin soit défaillant.
Trois autres cabinets d'avocats, dont Merchant et Rochon Genova, ont déposé des actions en justice en nom collectif au Canada contre Takata pour un montant total de 2,4 milliards de dollars canadiens.
Si tous ces recours étaient retenus par la justice canadienne, ils seraient éventuellement fusionnés en une seule procédure.
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