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Dunlop Montluçon : grève pour obtenir la "prime Macron"

Equipementiers

Une grève est en cours depuis mercredi dans l'usine Dunlop (groupe Goodyear) de Montluçon (Allier), où les salariés réclament une prime exceptionnelle et l'embauche d'intérimaires, selon les syndicats, dont les négociations ont encore échoué avec la direction vendredi.

Les grévistes réclamaient au départ une prime exceptionnelle de 1.000 euros et l'embauche de 93 intérimaires, et plusieurs réunions de négociations ont eu lieu jeudi et vendredi.

Selon la CGT, la direction du site a proposé le versement d'une prime de productivité à hauteur de 70 euros par mois, garantie pendant quatre mois, l'augmentation de 1% des salaires et l'embauche de deux salariés par mois.

"En ajoutant les 28 euros d'augmentation de la négociation annuelle, une réserve d'une vingtaine d'euros dont on dispose sur un autre accord, et une prime de 100 euros, on demande 150 euros par mois garantis sur l'année", a précisé à l'AFP David Guillaume, représentant du syndicat.

"Ils nous ont refusé la prime de 1.000 euros en disant qu'ils n'avaient pas les moyens de la payer", a-t-il ajouté. Pour le syndicat, le groupe "essaie de garder le maximum de trésorerie après avoir réalisé des investissements en Slovénie qui coûtent plus cher que prévu".

La direction ne fait pas de commentaires à ce stade des discussions, selon un porte-parole contacté par l'AFP.

L'usine de pneus Dunlop à Montluçon, créée en 1920, est la plus ancienne du groupe dans l'Hexagone. Elle emploie plus de 600 salariés.

Plusieurs grands groupes, comme Total, Orange, Michelin ou encore la SNCF, ont répondu positivement à la demande du président Emmanuel Macron, le 10 décembre, de verser sur la base du volontariat une "prime de fin d'année à leurs employés", sans impôt ni cotisations sociales.

ppy/cbo

© 2019AFP