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Dieselgate: Mitsubishi Motors dément avoir fraudé

Constructeurs

Le constructeur japonais Mitsubishi Motors a affirmé jeudi n'avoir commis "aucune fraude" sur les niveaux de pollution de ses moteurs diesel, neuf jours après avoir été perquisitionné en Allemagne dans l'affaire tentaculaire du Dieselgate.

"Aucun des moteurs fabriqués par Mitsubishi Motors n'est équipé d'un +logiciel truqué+" pour fausser le niveau de leurs émissions d'oxyde d'azote (NOx) lors de tests, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Il a toutefois précisé que son moteur diesel 1,6 litre dans le viseur des enquêteurs allemands était en réalité fabriqué par le français PSA, "y compris son système de contrôle".

Le 21 janvier, le parquet de Francfort (ouest de l'Allemagne) avait mené plusieurs perquisitions sur plusieurs sites du pays, en se concentrant notamment sur Mitsubishi Motors et ses moteurs diesel 1,6 et 2,2 litres certifiés selon les normes EURO 5b et 6b.

Au vu des premières conclusions d'une enquête interne qu'il avait diligentée après ces perquisitions, Mitsubishi Motors ajoute dans son communiqué n'avoir "aucune raison de croire qu'il y a eu une quelconque fraude comme le soupçonne le parquet de Francfort".

Le groupe a précisé qu'il poursuivait son enquête interne et continuait de "coopérer entièrement" avec les enquêteurs en Allemagne.

Les dernières perquisitions en Allemagne ont aussi visé l'équipementier automobile allemand Continental et le japonais Denso.

Surnommé Dieselgate, le vaste scandale des moteurs diesel truqués a éclaté en 2015, quand le constructeur allemand Volkswagen avait avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels capables de fausser lors des tests le niveau de leurs émissions polluantes.

De nombreux autres groupes automobiles ont ensuite été mis en cause à leur tour dans cette affaire, de Daimler à Fiat Chrysler en passant par les français Renault et PSA (dont sa marque allemande Opel), ou encore l'équipementier allemand Bosch.

etb/kap/lth

© 2020AFP