"Nous sommes en discussions avec les autorités russes afin d'étudier si les conditions économiques sont réunies pour produire localement des voitures", a fait savoir cette porte-parole dans un courriel transmis à l'AFP, confirmant des informations révélées par le journal allemand Handelsblatt.
Aucune décision n'a été prise pour le moment, a précisé cette porte-parole qui n'a pas souhaité dévoiler les détails financiers de ce projet.
Mais selon le Handelsblatt, les discussions portent sur un investissement de quelque 200 millions d'euros pour la construction d'un site à proximité de Moscou, en vue d'assembler chaque année jusqu'à 30.000 véhicules de la marque Mercedes-Benz.
Contrairement à son rival BMW, Daimler ne dispose pour l'heure d'aucun site de production sur le sol russe. Ce projet permettrait notamment au groupe de réduire ses frais de douane et de pouvoir à nouveau livrer ses véhicules à de gros clients en Russie, désireux d'acheter des voitures produites sur place, détaille le Handelsblatt.
Ce faisant, le groupe pourrait tirer son épingle du jeu sur un marché longtemps considéré comme un eldorado, mais frappé par la récession ces dernières années à cause des sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne et à l'effondrement du marché pétrolier.
Après une année record en 2012, les ventes de voitures neuves ont plongé de 45% en Russie sur les trois années suivantes. Pour 2016, les constructeurs prévoient une nouvelle baisse de près de 5%.
Face à cette déroute, plusieurs constructeurs ont réduit leur présence sur ce marché. L'an dernier le géant américain General Motors a choisi de retirer sa marque Opel de Russie et de limiter la présence de la marque Chevrolet à quelques modèles haut de gamme.
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