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Coronavirus: 200.000 Français dans l’attente de permis de conduire (UNIC/FNA)

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Si nous estimons en moyenne à 15 par auto-école le nombre d’élèves en attente de passer le permis, ce sont plus de 200.000 français qui sont bloqués dans leur besoin d’obtenir le permis de conduire, et pourraient l’être pour très longtemps. Les écoles de conduite et les centres de formation moto sont en effet à l’arrêt total depuis le 16 mars dernier...

Ils subissent ainsi une perte totale de chiffre d’affaires. Le crédit garanti par l’Etat ne suffira pas pour sauver ces entreprises qui pourraient fermer définitivement en grand nombre.

 

Les conséquences de ces fermetures seront :

 

  • Des milliers de moniteurs et personnel administratif seront mis au chômage (la profession compte 45.000 salariés
     
  • Les élèves auront de grandes difficultés à retrouver une école de conduite car le maillage territorial sera défaillant. Ces élèves perdront souvent des frais payés d’avance
     
  • Les délais d’attente pour passer le permis de conduire vont exploser.


    Moins d’écoles de conduite + moins d’examens = permis plus cher et plus long

 

Il s’agit d’un enjeu essentiel pour la mobilité des citoyens ! Tous ces Français bloqués par l’absence de permis de conduire ce sont autant de consommateurs en moins ! Moins de consommateurs pour le commerce, mais aussi moins de consommateurs pour le tourisme et l’industrie automobile, secteurs qui sont, eux, au cœur des inquiétudes du gouvernement.

 

Les formations deux roues deviennent également primordiales dans une période où les citoyens hésiteront à prendre les transports en commun. Pour les centres de formation moto, il est urgent de réouvrir !

 

Pour le bien de nos concitoyens, de nos territoires et de notre économie, il faut sauver la filière de l’enseignement de la conduite et pour cela l’UNIC demande la mise en place d’un plan sectoriel que vous trouverez en pièce-jointe.

 

Nous nous inquiétons également des conditions de reprises des examens, corollaires à la reprise des leçons. Ces conditions risquent d’avoir comme conséquences une réduction de la production du nombre de places d’examens. Nous attendons de l’administration des éclaircissements sur l’ensemble de ces points.

 

 

PLAN SECTORIEL DEMANDÉ PAR L’UNIC ET LA FNA POUR SAUVER L’ENSEIGNEMENT DE LA CONDUITE


Une aide financière, sous quelque forme que ce soit, pour les candidats au permis ayant interrompus leur formation du fait de l’épidémie de Covid-19.

 

Mise en place d’un fond spécifique apportant une aide jusqu’à 2.500€ liée aux charges de fonctionnement et non au chiffre d’affaires.

 

Exonération des charges sociales et patronales sur l’emploi des salariés (en maintenant les droits liés aux cotisations), au moins jusqu’au 31 décembre 2020

 

Annulation des impôts directs pendant la période de l’état d’urgence sanitaire.

 

Suspension immédiate jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire plus un mois des poursuites contre les auto-écoles en difficultés (URSSAF, TVA, organismes de crédits etc.)

Un soutien du gouvernement et de la BPI face aux banques. Un crédit n’est rien d’autre qu’un poids supplémentaire qui pèsera trop lourdement sur des entreprises déjà fragiles. La BPI a bien donné 15 millions d’euros à une plateforme, elle peut investir pour sauver les entreprises de l’économie réelle.

 

La suspension de l’entrée en vigueur du décret n°2020-142 du 20 février 2020 définissant le contrat type d’enseignement de la conduite prévu à l’article L213-2 du code de la route et en annulant la parution de l’arrêté imposant des modèles-type.

 

La suspension de la mise en place du comparateur en ligne que les services de la DGCCRF développent avec les services de la Délégation à la Sécurité routière.