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Contrôle technique: ce qui a changé le 20 mai (+vidéo)

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Depuis dimanche, le contrôle technique en France évolue en se durcissant, conséquence de la transposition d'une directive européenne visant à améliorer la sécurité routière. Voici les principaux changements:

Davantage de points de contrôle

Les points de contrôle du véhicule vont passer de 123 à 134 points. Les 610 "défaillances" constatables (contre 410 défauts précédemment) seront classées en trois niveaux de gravité: "mineure", "majeure" ou "critique", contre deux avis auparavant (favorable ou défavorable).

"Seulement 20%" des défaillances constatables sont potentiellement critiques, et seules les défaillances majeures et critiques conduiront à une contre-visite obligatoire dans les deux mois, précise le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA).

Une défaillance critique signifie que l'état du véhicule présente un "danger immédiat" pour la sécurité routière ou l'environnement, tel que des plaquettes de frein absentes ou mal montées, un essieu fêlé ou encore un siège conducteur mal fixé.

A titre d'exemple, une mauvaise fixation du système d'échappement constituera une défaillance majeure, mais une mauvaise fixation de celui-ci avec un risque de chute conduira au constat d'une défaillance critique.

Réparation urgente en cas de défaillance critique

Jusqu'à présent en cas de résultat défavorable d'un contrôle technique, l'automobiliste pouvait faire réparer son véhicule dans les deux mois suivants ce contrôle initial, avant la contre-visite.

Cependant désormais, en cas de défaillance critique relevée, le contrôle technique ne sera valable que le jour même, obligeant l'automobiliste à courir au garage le plus proche, sans quoi il ne pourra plus rouler légalement dès le lendemain.

En cas de non respect des obligations du contrôle technique, le propriétaire du véhicule est passible d'une amende forfaitaire de 135 euros, mais pouvant grimper jusqu'à 750 euros en cas de retard de paiement.

Un contrôle plus long et sans doute plus cher

Davantage de points à vérifier va probablement entraîner un allongement du contrôle technique, "au moins dans les premiers mois" selon le CNPA, le temps que les centres et contrôleurs s'adaptent. Un contrôle dure actuellement 40 minutes en moyenne.

Cela signifie-t-il une hausse du prix du contrôle technique, qui tourne aujourd'hui autour de 65 euros en moyenne? Le CNPA ne se risque pas à spéculer, se bornant à rappeler que chaque professionnel agréé est libre de fixer ses tarifs.

Mais selon le groupe de contrôle technique Dekra-Norisko, tout comme l'association 40 millions d'automobilistes, les prix devraient augmenter de 15 à 20% en moyenne.

Inquiets des conséquences de la réforme, de nombreux automobilistes se sont rués sur les centres agréés pour faire vérifier leurs véhicules avant le 20 mai. Les centres ont enregistré une hausse de 10% de leurs contrôles en janvier, de 19% en mars et même de 61% en avril, selon le CNPA.

© 2018AFP