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CNPA - La « Qualité de l’Air » est aussi fonction de la qualité de l’entretien des véhicules

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La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a présenté son « Plan Qualité de l’Air » qui propose la mise en place de « certificats » pour favoriser les véhicules les moins polluants. Si le CNPA est favorable aux mesures incitatives, il regrette que l’entretien des véhicules ne soit pas pris en compte et que l’incitation crée, de fait, des mesures punitives pour les véhicules les moins récents et les Français les moins favorisés.

Le ministère propose l’instauration de 6 vignettes, qui permettraient d’identifier les véhicules selon leurs valeurs d’émissions d’homologation (normes «Euro »). Le CNPA salue l’initiative gouvernementale, qui met en place une mesure incitative en faveur d’un parc sobre, propre et sûr.

L’accent encore mis sur la conception des véhicules, en oubliant l’entretien

Le projet de loi Transition Energétique met en exergue que le niveau d'émissions des véhicules se mesure tout au long du cycle de vie et renforce le contrôle pollution de tous les véhicules, soulignant ainsi l'importance de l'entretien du parc roulant pour réduire les émissions inhérentes à l'usage du véhicule. Le CNPA déplore donc que l'entretien n'ait pas été intégré dans le dispositif incitatif du certificat.
 
De plus, il convient de s’interroger sur le pouvoir d’achat des Français en temps de crise et de leur capacité à acheter un véhicule relevant des normes « Euro » les plus récentes. Un véhicule bien entretenu demeure une solution de mobilité optimisée d'un point de vue environnemental et économique, qui permet ainsi à tout automobiliste de contribuer à l'amélioration de la qualité de l'air. Le CNPA et le GERPISA ont ainsi battu en brèche une idée reçue, en présentant le 1er juin une étude statistique chiffrée, montrant que l’entretien préventif, réalisé suite à des contrôles plus réguliers et plus poussés des véhicules, était moins coûteux que l’entretien curatif.

Une classification qui fustige le diesel

Avec ce plan, le diesel est une fois de plus mis à l’index, alors qu’un véhicule diesel neuf est aussi peu émetteur qu'un véhicule essence et présente l'avantage d'être un fort contributeur en matière de réduction de CO2.
Le CNPA s’étonne également de l’absence de mention du GPL dans la classification proposée ; de même, en ne se basant que sur les normes « Euro », la technologie hybride n’est pas suffisamment valorisée, alors qu’elle est très faiblement émettrice.
Enfin, les deux-roues sont également visés par ce dispositif, alors qu’ils sont un outil important de fluidification du trafic.

Le CNPA a, à plusieurs reprises, exprimé son regret que la mobilité des Français soit la variable d'ajustement lors des épisodes de pollution. Améliorer la qualité de l'air ne doit pas se limiter à restreindre la circulation en période de pollution, mais bien proposer des solutions pérennes, économiquement et socialement acceptables.