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Camions électriques: Nikola objet d'une enquête au pénal

Constructeurs

Nikola et son fondateur font l'objet d'enquêtes aux Etats-Unis, dont une pénale, conséquence d'un rapport accusant le concepteur de camions électriques et à hydrogène d'être une vaste escroquerie, a confirmé l'entreprise.

A l'occasion de la diffusion de ses résultats trimestriels, Nikola a précisé lundi soir, dans un document boursier, que ces enquêtes étaient en cours depuis septembre et sont menées par des procureurs de l'Etat de New York et par le gendarme des marchés financiers américains, la SEC.

L'entreprise et son fondateur Trevor Milton ont notamment été cités à comparaître devant des grands jurys par le bureau d'un procureur de la ville de New York le 19 septembre, tandis qu'un bureau du procureur du comté de New York a, deux jours plus tard, convoqué Nikola devant un autre grand jury.

Les grands jurys interviennent en général dans les affaires pénales pour décider, en fonction des éléments présentés par le procureur, s'il y a lieu ou non de tenir un procès.

La société et huit de ses employés ont aussi reçu des assignations à se présenter devant des enquêteurs de la SEC en septembre "dans le cadre d'une enquête destinée à établir les faits sur certains aspects de l'activité de la société ainsi que sur certains sujets décrits dans un rapport publié le 10 septembre 2020 par Hindenburg Research", souligne le document.

Cette société d'investissement y affirme que Nikola est une "fraude complexe fondée sur des dizaines de mensonges" racontés au fil des ans par M. Milton. Elle l'accuse d'avoir "induit ses partenaires en erreur (...) en prétendant faussement disposer d'importantes technologies".

Fondé en 2015, Nikola travaille principalement sur le développement de camions et pick-up fonctionnant avec des batteries électriques ou des piles à combustible hydrogène, ainsi que sur des stations de recharge à hydrogène.

La société n'a encore rien fabriqué mais a noué des partenariats stratégiques avec plusieurs groupes industriels réputés, dont le géant allemand de l'ingénierie Bosch et l'italien CNH Industrial.

Elle a aussi signé un accord début septembre avec le constructeur automobile américain General Motors mais ce dernier est encore en cours de négociations.

Nikola, qui réfute vivement les accusations de Hindenburg Research, assure qu'il "a coopéré et continuera de coopérer" avec les enquêtes pour lesquelles il a été convoqué.

Lundi, le groupe a aussi indiqué faire l'objet de plusieurs plaintes déposées par des actionnaires l'accusant d'avoir enfreint les règles de communication financière.

jum/lo/oaa

© 2020AFP