A l'issue des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 0,66% (+111,95 points) à 17.037,63 points.
L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a progressé pour sa part de 0,23% (+3,09 points) à 1.343,85 points.
La séance a encore été faiblement active, avec seulement 1,75 milliard de titres échangés sur le premier marché, alors que lundi est férié aux Etats-Unis.
Sur le volet des changes, le dollar valait autour de 103,35 yens au moment de la fermeture, stable par rapport à vendredi mais en repli par rapport au début de matinée (103,90 yens). L'euro fléchissait également à 115,50 yens, contre 115,80 yens en fin de semaine dernière.
La place tokyoïte avait ouvert en nette hausse, portée par un recul du yen favorable aux affaires des groupes exportateurs japonais et la bonne tenue des Bourses mondiales vendredi.
L'économie américaine a créé de nombreux emplois en août, mais moins qu'attendu. "Les marchés n'ont pas vraiment considéré que cette statistique était mauvaise, chacun spéculant sur ce que cela impliquait pour la Réserve fédérale", a commenté Cameron Bagrie, économiste en chef chez ANZ Bank New Zealand, dans une note citée par l'agence Bloomberg.
"A notre avis, la Fed va continuer à agir avec prudence, un relèvement des taux d'intérêt en septembre paraît un peu tôt", a-t-il ajouté.
La Bourse de Tokyo a cependant réduit ses gains dans l'après-midi alors que la devise nippone se renforçait après des déclarations du gouverneur de la Banque du Japon (BoJ). Haruhiko Kuroda est resté flou à deux semaines d'une importante réunion censée dresser le bilan de la vaste offensive monétaire lancée au printemps 2013.
La BoJ "dispose encore d'une grande marge de manoeuvre" pour assouplir sa politique, a-t-il répété dans un discours à Tokyo. "Mais dans la vie, il n'y a rien de gratuit. Tout assouplissement monétaire a un coût, qui affecte de manière négative certains secteurs", a-t-il souligné, laissant dans l'incertitude les donneurs d'ordres.
Uniqlo bondit de 4%
Parmi les 225 valeurs du Nikkei, les firmes vedettes ont battu en retraite en cours de séance, parallèlement à la remontée du yen.
Dans l'automobile, l'action Toyota a ainsi terminé en petite baisse (-0,03% à 6.264 yens), alors qu'elle grimpait à mi-séance. Honda a suivi une trajectoire similaire, clôturant en déclin de 0,25% à 3.177 yens.
Dans l'électronique, Sony a réussi à préserver son avance (+1,52% à 3.401 yens), tandis que Panasonic a fini de justesse dans le vert (+0,04% à 1.065 yens).
Le Nikkei a surtout profité du bond du titre de la firme d'habillement Fast Retailing (+3,97% à 37.120 yens), dopé par l'annonce des chiffres de ventes dans les boutiques Uniqlo au Japon pour le mois d'août. Celles-ci ont décliné de 1% sur un an, à périmètre constant, "en raison de températures plus fraîches et de typhons", mais les analystes ont salué cette performance, estimant que le groupe se portait mieux que ses rivaux dans un environnement difficile.
Autre poids lourd de la cote, l'opérateur télécoms SoftBank a pris 1% à 6.938 yens.
En revanche, les titres financiers, inquiets d'un possible abaissement des taux négatifs instaurés par la BoJ, ont accusé le coup: Nomura a lâché 2,76% à 482,4 yens, et Mitsubishi UFJ Financial Group 1,45% à 567,1 yens.
L'action Rakuten a elle aussi trébuché (-0,45% à 1.316 yens). Le groupe de commerce et services en ligne a annoncé le projet d'acquisition de son compatriote Fablic, détenteur d'une application permettant aux particuliers de vendre des objets faits à la main et populaire auprès des jeunes filles et femmes d'une vingtaine d'années, selon le quotidien économique Nikkei.
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