Le recul des prix du pétrole pèse aussi, selon des courtiers.
Le Nikkei des 225 valeurs vedettes a cédé 292,84 points à 16.672,92 points, en dépit d'une orientation plutôt favorable des monnaies, au terme d'une journée encore peu active avec seulement 1,6 milliard de titres échangés sur le premier marché.
L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a perdu 1,54% (-20,76 points) à 1.323,10 points.
Sur le volet des changes, le dollar est remonté à 102,50 yens, un regain de l'ordre de 0,40 yen par rapport à son cours de vendredi à la fermeture de la place tokyoïte, tandis que l'euro gagnait 0,10 yen à 115,30 yens.
"Les banques centrales rechignent à assouplir davantage et cela crée des inquiétudes", a commenté pour l'agence Bloomberg Niv Dagan d'Asset Management.
Les analystes estiment en outre que la probabilité augmente de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) relever prochainement son taux directeur rendant le contexte monétaire un peu moins accommodant.
Sur les 225 composantes du Nikkei, 204 se sont affichées en rouge.
- L'exception Calsonic Kansei -
Nintendo, qui ne fait pas partie des 225 titres de l'indice, a rétrocédé du terrain (-3,38% à 26.690 yens), après avoir perdu 1,2% vendredi au lendemain d'un bond de plus de 13% dû à l'annonce de l'arrivée prochaine d'un jeu Super Mario sur les iPhone et iPad d'Apple.
Sony, qui a aussi un pied dans le jeu vidéo, a de son côté reflué de 3,01% à 3.287 yens. La branche de divertissement numérique tiendra mardi une conférence de presse sur son activité PlayStation au Japon, deux jours avant l'ouverture de la grand-messe du secteur qu'est le Tokyo Game Show.
L'action du groupe d'électronique Sharp a de son côté fléchi de 2,86% à 136 yens, alors que le quotidien Nikkei n'en finit pas de parler des coulisses de la maison depuis son rachat par le géant taïwanais Hon Hai/Foxconn qui décide de refaire ce que la précédente direction avait défait, en revenant sur des marchés abandonnés ou rachetant des actifs cédés.
Le secteur pétrolier n'a quant à lui guère attiré les investisseurs, du fait des risques d'offre trop abondante en raison d'une hausse du nombre de puits en fonctionnement. L'action JX Holdings a lâché 0,60% à 400,10 yens et Inpex 3,51% à 839,9 yens.
Les sidérurgistes étaient aussi délaissés en raison d'un environnement qui ne s'améliorera pas de sitôt selon des courtiers qui soulignent qu'il existe toujours un excès de production de la part des concurrents chinois. JFE Holdings a décliné de 3,35% à 1.513,50 yens et Nippon Steel & Sumitomo Metals de 3,79% à 2.057,50 yens.
S'est en revanche distinguée par un gain de 7,18% à 955 yens l'action de l'équipementier automobile japonais Calsonic Kansei, une société en partie détenue par Nissan et dont ce dernier devrait céder ses actions. Est notamment cité comme possible repreneur le fonds KKR.
Le titre Nissan a de son côté perdu 1,67% à 1.031,50 yens. Dans le même secteur, Toyota a reculé de 1,26% à 6.093 yens.
Les actions des opérateurs de télécommunications mobiles ont baissé à quelques jours du lancement du nouveau smartphone iPhone 7 d'Apple qui devrait encore attiser la concurrence: SoftBank Group a cédé 3,01% à 6.691 yens, KDDI a abandonné 0,74% à 3.074 yens et NTT Docomo 0,90% à 2.577,50 yens.
Décrochage aussi dans le domaine des semi-conducteurs: -4,99% pour Sumco (fabricant de galettes de silicium), -4,40% pour Alps Electric (composants et logistique pour le secteur de l'électronique) et -4,49% pour Minebea (pièces diverses).
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