"Mon principal objectif actuellement est de ramener la société à la rentabilité", a déclaré M. Maure dans un entretien publié mardi par le quotidien russe Vedomosti.
"Cela prendra un certain temps, cela arrivera au plus tôt en 2018. Cela dépendra en grande partie de la situation du marché, les actionnaires n'ont pas posé de conditions concrètes en termes de délai", a-t-il ajouté.
Jusqu'alors patron de la marque Dacia, Nicolas Maure a pris la tête en avril d'Avtovaz, constructeur des Lada, qui souffre de l'effondrement des ventes automobiles en Russie et a perdu 74 milliards de roubles (environ un milliard d'euros au taux de mardi) l'année dernière, plombant les comptes de ses actionnaires (Renault-Nissan et le conglomérat public russe Rostec).
"J'espère que 2015 restera la pire année pour Avtovaz du point de vue financier", a assuré M. Maure.
Le dirigeant a précisé qu'il comptait développer les exportations de l'entreprise, davantage rapprocher Avtovaz de Renault-Nissan et réduire les coûts, sans se prononcer sur de nouvelles suppressions d'emplois dans l'usine de Togliatti, sur la Volga, qui a vu ses effectifs réduits de moitié depuis 2008.
Il a dit "espérer" que le marché russe, qui a été presque divisé par deux en trois ans après son record de 2012 sur fond de crise économique, "touche le fond" en 2016 et montre "une croissance significative" en 2017. Il a indiqué tabler sur des ventes de voitures autour de 2 millions d'unités en 2020, contre 1,6 millions en 2015 mais près de 3 millions en 2012.
gmo/all/pb