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Aluminium: bénéfice net de Constellium dopé au 3T par des cessions

Equipementiers

Les résultats du groupe de produits en aluminium Constellium, publiés jeudi, ont très fortement progressé au troisième trimestre, grâce notamment à des cessions d'actifs et à la hausse des prix de l'aluminium, permettant au groupe de rester confiant pour 2018.

Le bénéfice net trimestriel s'est établi à 217 millions d'euros, un résultat plus que décuplé par rapport à la même période l'an dernier, selon un communiqué.

Ce bond s'explique en grande partie par des gains liés à la cession d'actifs de Constellium sur son usine de Sierre, en Suisse, à l'américain Novelis, une transaction de 200 millions d'euros annoncée en février et récemment finalisée.

Les ventes trimestrielles du groupe ont dépassé 1,4 milliard d'euros, soit une hausse de 12% sur un an, "principalement grâce à des prix de l'aluminium plus élevés", selon le communiqué.

Ses livraisons sur la période ont ainsi seulement augmenté de 1%, à 379.000 tonnes, soutenues par la demande de l'industrie automobile notamment.

"Constellium a obtenu de solides résultats au troisième trimestre, dont la croissance se base sur des performances opérationnelles maintenues, une demande finale stable et la réussite" d'un plan de maîtrise des coûts, Project 2019, a estimé son directeur général Jean-Marc Germain, cité dans le communiqué.

Le groupe continue de miser sur une croissance de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté comprise entre 11% et 13% cette année, un objectif relevé en juillet.

Il compte aussi toujours dégager un Ebitda ajusté supérieur à 500 millions d'euros dès 2019.

Sur l'ensemble des neuf premiers mois de l'exercice en cours, l'Ebitda ajusté a grimpé de 15% à 382 millions d'euros, dont 114 millions d'euros au troisième trimestre (+2%).

Au 30 septembre 2018 son endettement net se chiffrait à 1,85 milliard d'euros, en léger repli par rapport à fin décembre 2017 (1,89 milliard d'euros).

Constellium est né en 2011 à la suite de la vente du canadien Alcan par l'anglo-australien Rio Tinto. Mais ses racines sont en partie françaises, puisqu'il est issu de branches du groupe disparu Pechiney ainsi que d'Alusuisse.

Le groupe, dont le siège mondial est installé aux Pays-Bas, s'est retiré en début d'année d'Euronext Paris, gardant uniquement sa cotation à Wall Street.

etb/soe/mcj

© 2018AFP