webleads-tracker


Affecté par le coronavirus, GM jette l'éponge dans l'autopartage

Constructeurs

Le constructeur automobile General Motors (GM) a annoncé mardi renoncer à l'autopartage en fermant Maven, son service lancé il y a quatre ans, pour se concentrer sur ses autres activités.

Cette décision intervient après la suspension temporaire de ce service il y a un mois suite aux mesures de confinement annoncées aux Etats-Unis pour endiguer la propagation du Covid-19, maladie causée par le nouveau coronavirus.

"Nous avons profité de la période de suspension pour examiner cette activité et les défis existant dans le secteur et sommes parvenus à la conclusion que c'est le moment opportun pour transférer les ressources, les capacités et la technologie de (Maven) aux autres activités de GM susceptibles de croître et d'être rentables", explique GM dans un courriel à l'AFP.

La disparition de Maven sera progressive: par exemple Maven Gig, qui réserve des véhicules exclusifs pour Lyft et Uber, ne baissera pas le rideau avant plusieurs mois.

Mais GM compte tirer un trait sur Maven au plus tard "à la fin de l'été", soit moins de deux ans après avoir renforcé ce service en proposant une fonctionnalité de location de voitures entre particuliers.

L'abandon de Maven intervient quelques mois seulement après que BMW et Daimler eurent renoncé à leur offre commune dans l'autopartage en Amérique du Nord.

Les deux constructeurs allemands avaient pourtant lancé en grande pompe "Share Now", fusion de "Car2Go" (Daimler) et de "DriveNow" (BMW), moyennant un investissement d'un milliard d'euros.

Si l'autopartage est présenté comme une alternative abordable et plus respectueuse de l'environnement à la possession d'une voiture, il fait face à une forte concurrence de la part des services de taxis privés (VTC) comme Uber et Lyft.

Or la crise sanitaire et les mesures de confinement et de distanciation sociale l'accompagnant ont mis un coup d'arrêt à ce service.

Les incertitudes entourant la reprise de l'économie aux Etats-Unis et le futur comportement des consommateurs n'arrangent pas les choses.

lo/jum/evs

© 2020AFP