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Accord à l'ONU sur le freinage automatique d'urgence

Constructeurs

Plusieurs pays, dont ceux de l'UE et le Japon, se sont mis d'accord à l'ONU sur un projet de règlement concernant le système de freinage d'urgence automatique en zone urbaine pour les voitures et véhicules légers, a-t-on appris mardi.

Les systèmes avancés de freinage d'urgence (AEBS) disposent de capteurs qui détectent les mouvements autour du véhicule et peuvent ainsi prévenir le conducteur d'une collision imminente.

Le système peut enclencher la pédale de frein de manière automatique si le conducteur ne réagit pas aux alertes.

L'AEBS existe depuis plusieurs années déjà pour les camions et les autobus.

Le nouveau règlement imposera des exigences strictes et harmonisées au niveau international pour l'utilisation des AEBS à faible vitesse (jusqu'à 60 km/h). Le règlement s'appliquera aux voitures et aussi à tous les véhicules utilitaires légers, comme les camionnettes et les minibus de moins de neuf passagers.

"Des AEBS sont déjà disponibles pour certaines voitures dans certains pays, mais il n'existait jusqu'à présent aucune exigence technique standard garantissant le bon fonctionnement de ces systèmes", a indiqué la Commission Economique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU) dans un communiqué.

Ce projet a été adopté par le Groupe de travail des véhicules automatisés/autonomes et connectés (GRVA) du Forum mondial pour l'harmonisation des Règlements concernant les véhicules de la CEE-ONU, a expliqué un porte-parole de l'organisation, Jean Rodriguez, lors d'un point de presse à Genève.

Le nouveau règlement, qui devra être formellement adopté en juin par le Forum, sera ensuite soumis aux Etats membres, dont font partie une cinquantaine de pays dont ceux de l'UE, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Russie, mais pas la Chine ni les Etats-Unis.

Ce nouveau système vise à améliorer la sécurité routière, en particulier dans les villes, où rien que dans l'UE, plus de 9.500 décès ont été enregistrés en 2016, soit 38% des décès sur la route. Selon les estimations de Bruxelles, l'AEBS pourrait sauver plus de 1.000 vies chaque année dans l'UE.

© 2019AFP