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Le loueur ALD surfe sur le marché de l'occasion

VO

Le loueur longue durée ALD a annoncé vendredi avoir enregistré un très bon troisième trimestre grâce au prix de revente de ses véhicules sur le marché de l'occasion et a relevé ses prévisions pour l'année.

La filiale de la Société Générale a enregistré un bénéfice net de 312,1 millions d'euros au troisième trimestre, avec un résultat "record" sur les neuf premier mois de l'année de 918,2 millions (+50,2% par rapport l'année 2021, très perturbée par la pandémie).

Ce résultat est notamment lié à la revente des véhicules, qui atteint 623,7 millions d'euros sur les 9 premiers mois de 2022, contre 277,7 millions sur la même période en 2021.

Les marges des contrats de location et des services atteignent 1,3 milliard d'euros sur cette même période, en hausse de 3,3% sur un an, après divers ajustements liés à des dépréciations et réévaluations de la flotte, l'impact de l'hyperinflation en Turquie et une provision liée aux activités en Ukraine.

Le groupe a relevé ses prévisions de résultat pour l'année 2022 sur la revente de ses véhicules, à 2.800 euros en moyenne contre 2.000 euros jusqu'ici. Le marché de l'occasion devrait "rester fort au moins jusqu'à la fin de l'année", selon ALD.

"Dans un contexte géopolitique et macroéconomique se détériorant, marqué par la poursuite des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, ALD a une nouvelle fois enregistré une solide performance au troisième trimestre", a commenté le PDG d'ALD, Tim Albertsen.

"On s'achemine vers une année record", a indiqué le directeur financier Gilles Momper à l'AFP.

"La baisse du marché du véhicule d'occasion va largement dépendre de la capacité des constructeurs à produire et livrer des véhicules neufs", qui ont encore des délais de livraison de 9 à 10 mois, a-t-il expliqué. Un retour à la normale "devrait arriver au cours de l'année 2023, voire vers la fin de l'année", selon lui.

Le groupe prévoit de boucler au premier trimestre 2023 l'acquisition de son concurrent néerlandais LeasePlan.

Il doit encore obtenir le statut régulé de holding de la part de la Banque centrale européenne (BCE) et l'approbation des autorités de la concurrence. "On pense aujourd'hui que s'il devait y avoir des demandes (de la part des autorités), elles ne seraient pas significatives", a souligné Gilles Momper.

tsz/liu/LyS

© 2022AFP