Forte baisse à la Bourse de Paris (-2,81%)

La Bourse de Paris clôture à - 2,81 %. L'indice CAC 40 a perdu 130,71 points à 4 523,08 points dans un volume d'échanges étoffé de 4,3 milliards d'euros. Les valeurs automobiles ont souffert.

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse vendredi (- 2,81 %), toujours en proie aux craintes des marchés concernant la croissance mondiale, alimentées par un rapport sur l'emploi américain mitigé. L'indice CAC 40 a perdu 130,71 points à 4 523,08 points, dans un volume d'échanges étoffé de 4,3 milliards d'euros. La veille, il avait terminé en forte hausse de 2,17 %.

Le marché parisien a évolué en nette baisse dès l'ouverture, mais a brusquement décroché, au point de perdre brièvement plus de 3 % après la publication de l'emploi américain, qui pesait également sur Wall Street. « Le marché reste fragile. Il a du mal à rebondir et à trouver des nouvelles lui permettant de progresser, malgré des niveaux de valorisation intéressants », souligne Guillaume Garabédian, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée.

Le pessimisme domine concernant la croissance mondiale, en raison des craintes entourant le ralentissement économique en Chine. Il a été alimenté par le rapport mensuel sur l'emploi aux États-Unis pour août. Certes, le taux de chômage est descendu à 5,1 %, mais l'économie n'a créé que 173 000 emplois en août, un chiffre décevant pour les analystes, qui tablaient sur 217 000 nouvelles embauches. « Ces chiffres montrent que l'économie américaine ne crée pas assez d'emplois. Les investisseurs se disent par conséquent qu'il y a un problème de croissance », selon M. Garabédian. Le rapport sur l'emploi complique également les choses pour la Réserve fédérale américaine (Fed), qui entend relever ses taux d'ici à la fin de l'année et peut-être lors de sa réunion des 16 et 17 septembre.

Discours accommodant de la BCE

Le CAC 40 a par ailleurs effacé sa forte hausse de la veille et évolue désormais sous les niveaux qui étaient les siens avant le discours accommodant du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi jeudi. « Ce qui compte désormais, c'est de savoir comment vont réagir les autorités chinoises et la banque centrale américaine pour faire face au manque de dynamique de l'économie », résume M. Garabédian.

Parmi les valeurs, le secteur industriel a souffert, à l'image de LafargeHolcim (- 5,37 % à 53,18 euros), ArcelorMittal (- 5,84 % à 6,50 euros), Renault (- 3,04 % à 70,83 euros) et Peugeot PSA Citroën (- 4,46 % à 14,99 euros). Les valeurs bancaires ont perdu beaucoup de terrain. BNP Paribas a perdu 2,90 % à 54,49 euros, Crédit agricole 2,2 9 % à 11,73 euros et Société générale 3,81 % à 41,62 euros. Kering a pâti (- 6,16 % à 141,70 euros) d'un abaissement de recommandation par Goldman Sachs.

Le secteur pétrolier a été encore sous pression avec la baisse des cours du brut. Total a perdu 3,57 % à 39,96 euros et Technip 4,36 % à 46,77 euros. Neopost s'est envolé (+ 10,05 % à 33,41 euros), après l'annonce d'une « légère amélioration » de ses ventes au deuxième trimestre, grâce à des effets de change favorables. Le titre profitait également d'un relèvement de recommandation par Société générale.